Vous voulez savoir où en est l’épidémie de grippe en France ? Pas d’inquiétude.
Cet article vous donne tous les chiffres à jour et la situation par région en quelques minutes.
Situation de l’épidémie de grippe en France : le tableau récapitulatif
Pour avoir une vision rapide de la situation, voici les informations essentielles à retenir. L’épidémie de grippe saisonnière semble régresser sur le territoire, mais le virus continue de circuler activement.
| Situation générale | L’épidémie recule mais le virus est encore là. La circulation reste active. |
| Régions en épidémie | Toute la France hexagonale (sauf Île-de-France), Guyane, Guadeloupe, Martinique. |
| Régions en post-épidémie | Île-de-France et Mayotte. |
| Tendance des consultations | En baisse (240 pour 100 000 habitants contre 264 la semaine passée). |
| Tendance de la mortalité | En baisse pour la 3ème semaine de suite. |
| Virus majoritaire | Type A, principalement le sous-type A(H3N2). |
| Campagne de vaccination | Prolongée jusqu’au 28 février 2026. Il est encore temps. |
Carte de l’épidémie de grippe par région
La situation n’est pas la même partout en France. Si on regarde une carte, la quasi-totalité du pays est encore en phase épidémique. Seule l’Île-de-France est passée en phase de « post-épidémie ».
Voici le détail par statut :
- Régions en épidémie : Toutes les régions de France métropolitaine, y compris la Corse, sont concernées. C’est aussi le cas pour la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique.
- Régions en post-épidémie : L’Île-de-France et Mayotte sont sorties de la phase la plus active.
- Régions où l’épidémie est terminée : Seule La Réunion n’est plus concernée par l’épidémie.
Certaines régions montrent des taux de consultations pour infection respiratoire aiguë (IRA) plus élevés que d’autres. Les chiffres les plus hauts sont observés en :
- Bretagne : 469 cas pour 100 000 habitants
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 458 cas pour 100 000 habitants
- Bourgogne-Franche-Comté : 458 cas pour 100 000 habitants
- Auvergne-Rhône-Alpes : 405 cas pour 100 000 habitants
Analyse détaillée de la situation épidémique
Les chiffres fournis par Santé publique France et le réseau Sentinelles permettent de mieux comprendre l’évolution du virus sur le territoire.
Tendance générale : une épidémie qui s’essouffle ?
Oui, les indicateurs montrent un ralentissement. Le nombre de consultations chez le médecin pour un syndrome grippal a baissé, passant à 240 pour 100 000 habitants.
Cette baisse se voit aussi aux urgences. Les passages pour grippe représentent 2,1 % du total des consultations, un chiffre en recul. La mortalité liée à la grippe diminue également pour la troisième semaine consécutive, avec 3,8 % des décès (contre 5,3 % la semaine d’avant). Le risque reste plus élevé pour les personnes âgées : 94,6 % des décès concernent des personnes de 65 ans et plus.
Quel est le taux d’incidence actuel ?
Il faut distinguer deux chiffres clés :
- Le taux d’incidence pour le syndrome grippal est de 132 cas pour 100 000 habitants. Ce chiffre est en diminution.
- Le taux d’incidence pour les infections respiratoires aiguës (IRA) est de 367 cas pour 100 000 habitants. Ce chiffre, plus global, est stable.
Cela signifie que même si la grippe recule, d’autres virus respiratoires circulent toujours activement en France.
Quels sont les virus grippaux en circulation cette saison ?
Cette année, ce sont surtout les virus de type A qui sont majoritaires. Dans cette famille, le sous-type A(H3N2) est plus fréquent que le A(H1N1).
Les analyses de Santé publique France précisent même que pour le H3N2, c’est le sous-clade K qui domine. Savoir cela aide les scientifiques à préparer les vaccins des prochaines saisons.
La campagne de vaccination contre la grippe 2025-2026
La vaccination reste le moyen le plus simple de se protéger contre les formes graves de la maladie. La campagne de vaccination contre la grippe a été prolongée pour permettre au plus grand nombre de se faire vacciner.
Qui sont les personnes prioritaires pour la vaccination ?
La vaccination est fortement recommandée pour les personnes à risque de développer des complications. L’Assurance Maladie prend en charge le vaccin pour elles.
Voici la liste des personnes concernées :
- Les personnes de 65 ans et plus.
- Les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse.
- Les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, insuffisance respiratoire, etc.).
- Les personnes en situation d’obésité.
- Les résidents en EHPAD et autres établissements de soin.
- Les professionnels de santé.
- L’entourage des nourrissons de moins de 6 mois qui sont à risque.
- L’entourage des personnes immunodéprimées.
Le vaccin est-il efficace cette année ?
L’efficacité du vaccin est jugée modérée cette année (36,4 %). Cela est en partie dû au sous-clade K du virus H3N2, qui circule beaucoup.
Mais attention, même avec une efficacité modérée, le vaccin protège bien contre les formes graves de la grippe. Se faire vacciner réduit donc le risque d’hospitalisation et de complications. Le vaccin de cette année contient deux souches de type A et une souche de type B. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de l’Assurance Maladie sur la campagne de vaccination contre la grippe.
Couverture vaccinale en France : où en est-on ?
Au 31 décembre 2025, les chiffres montraient une légère hausse par rapport à l’année précédente, mais on reste loin des objectifs.
- 53,3 % des 65 ans et plus étaient vaccinés.
- 27,1 % des moins de 65 ans à risque de forme sévère l’étaient aussi.
L’OMS recommande un objectif de 75 % de couverture vaccinale pour les populations à risque afin de bien contrôler l’épidémie. Il y a donc encore une marge de progression. Pour toute question, le site vaccination-info-service.fr est une ressource fiable.
Comment se protéger de la grippe ? Les gestes barrières essentiels
En plus de la vaccination, des gestes simples permettent de limiter la propagation du virus pour vous et votre entourage. Ces habitudes sont efficaces contre la grippe, mais aussi contre d’autres virus comme le Covid-19.
- Porter un masque : dès que vous avez des symptômes (fièvre, toux) et dans les lieux très fréquentés ou en présence de personnes fragiles.
- Se laver les mains : régulièrement avec de l’eau et du savon, ou une solution hydroalcoolique.
- Tousser ou éternuer dans son coude : c’est un réflexe simple qui évite de projeter le virus sur vos mains. Pensez à « tousser éternuer coude ».
- Aérer les pièces : 10 minutes plusieurs fois par jour pour renouveler l’air et diminuer la concentration des virus à l’intérieur.
- Éviter les contacts physiques : quand on est malade, on évite de serrer la main ou de faire la bise pour ne pas transmettre le virus.
Point sur les autres infections respiratoires hivernales
La grippe n’est pas la seule infection qui circule cet hiver. Santé publique France surveille également d’autres virus.
Situation de la bronchiolite
La bronchiolite touche principalement les bébés de moins d’un an. L’épidémie est en phase de décrue, même si le taux d’incidence reste élevé à 381 cas pour 100 000 habitants chez les enfants de cette tranche d’âge. La tendance générale des indicateurs est à la baisse.
Situation du Covid-19
Le Covid-19 est toujours présent, mais à un niveau faible. Le taux d’incidence est de 10 cas pour 100 000 habitants et l’activité est jugée stable. Santé publique continue de surveiller le taux de SARS-CoV-2 dans les eaux usées pour anticiper une éventuelle reprise.
Le cas du VRS
Le Virus Respiratoire Syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite, est également suivi chez les adultes. Le taux d’incidence est de 31 cas pour 100 000 habitants et montre une légère tendance à l’augmentation.
Ce qu’il faut retenir de la situation :
- L’épidémie de grippe recule en France, mais le virus circule encore.
- La vaccination est encore possible jusqu’à fin février et reste recommandée pour se protéger des formes graves.
- Les gestes barrières comme le port du masque et le lavage des mains sont essentiels pour limiter la transmission de tous les virus respiratoires.
