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Carcinome Épidermoïde : Définition et Types de Cancer

Vous cherchez à comprendre ce qu’est un carcinome épidermoïde ? Pas de panique.

Ce guide répond à vos questions sur la définition, la gravité et les traitements.

L’essentiel sur le carcinome épidermoïde en 5 points clés

Pour aller droit au but, voici les informations principales à retenir :

  • Définition : C’est une tumeur maligne qui se forme dans les cellules de la peau (épiderme) ou des muqueuses (bouche, œsophage…).
  • Symptômes : Le signe le plus courant est une lésion ou une excroissance sur la peau qui ne guérit pas, souvent squameuse ou croûteuse.
  • Diagnostic : Le diagnostic est toujours confirmé par une biopsie, c’est-à-dire un prélèvement d’un petit morceau de la tumeur pour analyse.
  • Traitement : L’option principale est une intervention chirurgicale pour retirer la tumeur. D’autres traitements comme la radiothérapie ou des médicaments existent.
  • Pronostic : Le pronostic est très bon si le cancer est détecté tôt. Il devient plus sérieux si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps.

Qu’est-ce qu’un carcinome épidermoïde ?

Un carcinome épidermoïde, aussi appelé carcinome squameux, est un type de cancer qui prend naissance dans les cellules squameuses. Ces cellules plates, les kératinocytes, se trouvent dans la couche supérieure de la peau, appelée l’épiderme.

Ce cancer peut aussi se développer dans les muqueuses, qui tapissent certains organes comme la bouche, l’œsophage ou le canal anal. C’est le deuxième type de cancer de la peau le plus fréquent, juste après le carcinome basocellulaire. Chaque année, environ 1,8 million de cas sont diagnostiqués aux États-Unis.

Quels sont les différents types de carcinomes épidermoïdes ?

La localisation de la tumeur change ses causes, ses symptômes et son traitement. On distingue principalement quatre grands types.

Le carcinome épidermoïde cutané

C’est la forme la plus courante. Il apparaît le plus souvent sur les zones de la peau exposées au soleil : le visage, le cou, les oreilles, les lèvres, le dos des mains ou les avant-bras. Cependant, il peut se développer n’importe où sur le corps.

Ce type de cancer peut apparaître sur une peau saine ou sur des lésions cutanées déjà existantes, comme des kératoses actiniques (des taches rugueuses dues au soleil) ou d’anciennes cicatrices de brûlure.

Le carcinome épidermoïde de l’œsophage

Cette forme de carcinome se développe à partir des cellules qui recouvrent la paroi interne de l’œsophage. Les principaux facteurs de risque sont une consommation excessive d’alcool et de tabac. Une alimentation pauvre en fruits et légumes peut également augmenter le risque.

Le carcinome épidermoïde de l’appareil gynécologique (vulve et vagin)

Ce cancer se développe sur la peau ou les muqueuses des régions génitales. Il est fortement lié aux infections persistantes par le virus du papillome humain (VPH) à haut risque. Le tabagisme et un âge avancé sont d’autres facteurs qui présentent un risque accru.

Le carcinome épidermoïde du canal anal

Comme pour la forme gynécologique, ce cancer est souvent causé par des infections par le VPH à haut risque. Son incidence est en augmentation, notamment chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Autres localisations et formes

D’autres carcinomes épidermoïdes peuvent toucher des organes comme :

  • La bouche : il est souvent précédé de lésions blanches (leucoplasie) ou rouges (érythroplasie).
  • Les poumons : c’est l’un des principaux types de cancer du poumon, souvent lié au tabac.

Il existe aussi des formes spécifiques comme le carcinome épidermoïde in situ (un stade très précoce où le cancer n’a pas dépassé l’épiderme) et les kératoacanthomes (des tumeurs qui ressemblent au carcinome mais peuvent parfois disparaître seules).

Symptômes et apparence : comment le reconnaître ?

L’apparence d’un carcinome épidermoïde varie selon sa localisation. Pour la peau, il faut surveiller toute lésion qui ne guérit pas.

Les signes les plus courants d’un carcinome cutané incluent :

  • Une tache rouge et squameuse qui persiste.
  • Une excroissance ferme qui peut ressembler à une verrue.
  • Une plaie ouverte ou une ulcération qui ne cicatrise pas et peut saigner.
  • Une surface croûteuse ou qui pèle.

Pour les autres localisations, les symptômes sont différents :

  • Œsophage : des difficultés à avaler (dysphagie), des douleurs dans la poitrine ou une perte de poids inexpliquée.
  • Vulve et vagin : des plaies, des ulcères ou des nodules qui apparaissent sur la peau.
  • Canal anal : des douleurs anales, des saignements rectaux ou des démangeaisons persistantes.

Causes et facteurs de risque

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer un carcinome épidermoïde. Ils varient selon le type de cancer.

  • Exposition au soleil : C’est la cause principale du carcinome épidermoïde cutané, surtout les expositions prolongées et sans protection.
  • Peau claire : Les personnes ayant la peau, les cheveux et les yeux clairs présentent un risque plus élevé.
  • Lésions cutanées : Des plaies chroniques, des cicatrices de brûlures ou certaines maladies de peau inflammatoires peuvent être des terrains favorables.
  • Infections par le VPH : Le virus du papillome humain est un facteur de risque majeur pour les carcinomes du canal anal, de la vulve et du vagin.
  • Alcool et tabac : Leur consommation est fortement liée aux cancers de la bouche et de l’œsophage.
  • Âge avancé : Le risque augmente généralement avec l’âge car les dommages liés au soleil s’accumulent au fil des ans.

Diagnostic et pronostic

Le diagnostic et le pronostic sont deux étapes clés. Le premier confirme la maladie, le second évalue ses chances d’évolution.

Comment est-il diagnostiqué ?

Le seul moyen de confirmer un carcinome épidermoïde est la biopsie. Le médecin prélève un petit échantillon de la lésion suspecte. Cet échantillon est ensuite analysé au microscope pour rechercher des cellules cancéreuses.

En plus de la biopsie, des examens physiques et des tests d’imagerie (scanner, IRM) peuvent être réalisés pour déterminer si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps.

Quel est le pronostic ?

Le pronostic du carcinome épidermoïde est généralement excellent lorsque la tumeur est petite et retirée tôt. La plupart des cas restent localisés et sont traités avec succès.

Cependant, certaines tumeurs présentent un risque accru de propagation (métastases). Les facteurs de risque incluent :

  • Une taille de plus de 2 cm de diamètre.
  • Une profondeur de plus de 2 mm dans la peau.
  • Une localisation près des oreilles, des lèvres ou des nerfs.
  • Un développement sur une cicatrice ou une plaie chronique.

Point de vigilance : Si le carcinome épidermoïde s’est propagé (cancer propagé), le taux de survie à 5 ans tombe à 34 %. Un diagnostic précoce est donc essentiel.

Environ un tiers des cancers de la langue et de la bouche ont déjà formé des métastases avant même le diagnostic, ce qui rend leur traitement plus complexe.

Quels sont les traitements disponibles ?

Le choix du traitement dépend de la taille, de la profondeur et de la localisation de la tumeur, ainsi que de l’état de santé général du patient. Plusieurs options existent.

  • Excision chirurgicale : Le chirurgien retire la tumeur ainsi qu’une petite marge de peau saine autour. C’est le traitement le plus courant.
  • Curetage et électrodessication : La tumeur est grattée puis la base est brûlée avec un courant électrique. Utilisé pour les petites tumeurs superficielles.
  • Cryochirurgie : La tumeur est détruite par un froid extrême, généralement avec de l’azote liquide.
  • Chirurgie de Mohs : Une technique précise où la tumeur est retirée couche par couche, avec analyse au microscope de chaque couche. Idéale pour les zones délicates (visage, oreilles, lèvres) ou les cas récidivants.
  • Radiothérapie : Utilisation de rayons à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Une option si la chirurgie n’est pas possible ou si le cancer s’est propagé aux ganglions.
  • Thérapies locales : Des crèmes de chimiothérapie ou la thérapie photodynamique (un produit chimique activé par la lumière) peuvent être utilisées pour les carcinomes très superficiels.
  • Inhibiteurs de PD-1 : Ce sont des médicaments d’immunothérapie (Cémiplimab, Pembrolizumab) utilisés pour les cancers avancés qui ne peuvent pas être opérés. Ils aident le propre système immunitaire du patient à attaquer et détruire les cellules cancéreuses.

Comment prévenir le carcinome épidermoïde cutané ?

La prévention concerne surtout la forme cutanée du cancer, la plus fréquente. Les gestes sont simples et efficaces.

  • Évitez le soleil aux heures les plus chaudes, généralement entre 10h et 16h.
  • Portez des vêtements couvrants, un chapeau à larges bords et des lunettes de soleil anti-UV.
  • Appliquez généreusement un écran solaire avec un FPS de 30 ou plus (anti-UVA/UVB). Renouvelez l’application toutes les deux heures.

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